Grèce : l’espoir de l’or noir.

Les Grecs placent une partie de leurs espoirs pour émerger de leur dette, dans la découverte de pétrole au sud de la Crète, en mer Ionienne, et dans le nord de la mer Egée.

Le professeur Foskolos a qualifié de « crime » le fait de ne pas avoir poursuivi les recherches de pétrole en 1997.

Les nouvelles technologies permettent d’exploiter le pétrole à des profondeurs jusqu’alors inaccessibles pour ce type d’activités.

Selon lui il y aurait 22 milliards de barils de pétrole au sud de la Crète; il estime les perspectives de développement en la matière à 2016-2017, et déclare que le sud de la Crète est aussi riche que l’Iran.

Exploiter cette ressource signifie aussi qu’il faudra, à terme, relever les défis diplomatiques et miliaires tels que la fixation de la zone économique exclusive avec la Libye et l’Egypte (ce qui pose problème car la Turquie refuse à la Grèce le droit de déterminer sa zone par rapport à certaiens îles grecques situées à l’est de Rhodes, et revendique ainsi une « frontière » entre sa zone et celle de l’Egypte au détriment de la zone grecque). Les défis écologiques, aussi.

Le ministre de l’environnement Yannis Maniatis a également déclaré qu’il y avait du pétrole en Grèce et que les premiers résultats des recherches pouvaient faire espérer que les Grecs ne seraient pas déçus.

Maniatis a fait référence à l’intérêt israélien pour coopérer avec la Grèce dans le domaine énergétique (la Grèce et Israël tentent d’accroître très sensiblement leur coopération ces derniers mois, dans tous les domaines et les Israéliens, comme les Chypriotes, ont découvert d’importantes réserves de gaz dans leur zone économique exclusive). Une coopération gréco-israélienne en la matière pourrait bouleverser favorablement les équilibres stratégiques dans la région.

La question et de savoir si ces ressources sont exploitables à grande échelle, et si les créanciers de la Grèce s’en empareront à vil prix, ou si le peuple grec pourra les exploiter réellement comme l’a fait, par exemple, le peuple norvégien avec son fonds de développement pour les générations futures.

La Grèce étant habituellement considérée comme plutôt pauvre en ressources naturelles, ces déclarations ne peuvent en empêcher certains d’afficher leur scepticisme.

Les amis de la Grèce croisent les doigts pour que tout cela soit vrai… Et que la Grèce sorte de la dépendance au tourisme, pilier de  son économie qui la rend trop fragile face aux crises.

Sources

http://www.inews.gr/96/i-kriti-echei-oso-petrelaio-kai-to-iran.htm

http://www.iefimerida.gr/news/29286/%CE%BC%CE%B1%CE%BD%CE%B9%CE%AC%CF%84%CE%B7%CF%82-%C2%AB%CF%83%CF%84%CE%B7%CE%BD-%CE%B5%CE%BB%CE%BB%CE%AC%CE%B4%CE%B1-%CF%85%CF%80%CE%AC%CF%81%CF%87%CE%B5%CE%B9-%CF%80%CE%B5%CF%84%CF%81%CE%AD%CE%BB%CE%B1%CE%B9%CE%BF%C2%BB

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