Echange de tirs à la frontière gréco-turque

Un aperçu de la question migratoire en Grèce et du climat qui règne à la frontières gréco-turque…

Ce vendredi 2 mars 2012, trois Turcs qui traversaient la rivière-frontière Evros, ont ouvert le feu à l’arme automatique contre une patrouille mixte composée de policiers grecs de la « Répression de l’immigration illégale », de gardes-fontières grecs, d’agents européens membres de FRONTEX (Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’Union européenne) et contre un groupe de soldats de l’armée grecque qui patrouillait également dans le secteur.

Les policiers et soldats grecs ont répliqué, blessant deux Turcs qui ont été conduits à l’hôpital.

Selon la presse grecque, la patrouille grecque a repéré trois Turcs armés qui conduisaient des immigrés clandestins en barque depuis la rive turque:

« Dès que les barques ont été illuminées et qu’il leur a été demandé de repartir en Turquie, les Turcs ont commencé à tirer à l’arme automatique. La patrouille grecque a répondu par une avalanche de tirs vers la direction d’où provenaient les tirs.
 
Un Turc a été blessé et immédiatement arrêté. »

Un deuxième homme, un Pakistanais, a également été blessé.
Les immigrés clandestins qui tentaient ainsi de passer étaient au nombre de 25: 19 en provenance du Bengladesh et 6 du Pakistan.

evroscarte1Ce n’est pas la première fois : des faits similaires s’étaient produits le 15 janvier 2012, où l’armée grecque avait blessé au pied un passeur turc qui avait ouvert le feu sur une patrouille mixte de composée de garde-frontières et de soldats grecs.

Les difficultés économiques n’ont pas mis fin aux autres maux de la Grèce parmi lesquels l’immigration clandestine de masse.

En 2010 90% des immigrés clandestins entrés dans l’union européenne étaient passés par la Grèce).

Si nombre d’immigrés légaux quittent la Grèce en raison de la crise, l’afflux massif de clandestins qui rêvent d’Europe et passent par la porte grecque se poursuit (selon les statistiques de 2010 90% des immigrés clandestins entrés dans l’union européenne étaient passés par la Grèce).

Le développement des réseaux de passeurs en Turquie est tel que l’on trouve en Grèce des Algériens ou des Libyens, venus via la Turquie, alors que leur destination traditionnelle était respectivement la France ou l’Italie.

En raison des accords de Dublin II, la Grèce doit normalement empêcher les clandestins arrivés sur son sol de repartir vers un autre pays de l’Union européenne, ce qui rend sa situation impossible puisque, comme indiqué plus haut, la grande majorité des migrants passe désormais par la Grèce via la Turquie où les réseaux de passeurs agissent sans se dissimuler.

La Cour de justice des communautés européennes, face à ce constat, a assoupli les règles d’examen des demandes d’asile en indiquant qu’elles devaient désormais s’opérer dans l’état où est trouvé le réfugié politique, car la Grèce ne pouvait gérer un tel flux ce qui avait des conséquences sur les conditions d’acceuil.

La Grèce construit un mur sur une partie de la frontière gréco-turque pour tenter de canaliser le flux et ainsi, mieux le contrôler. Ce qui choque les bonnes âmes totalement coupées des réalités…

En plus des problèmes habituels liés à l’afflux massif d’immigrés clandestins, la Grèce ne peut de toute façon plus se permettre de s’en occuper.

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