La Grèce des entreprises qui se battent

ll y a aussi une Grèce qui se bat, celle des entrepreneurs grecs qui refusent de délocaliser leur production (contrairement à ce qu’ont déjà fait 2000 entreprises depuis 2009, il n’y a que quelques kilomètres à franchir, sans compter celles qui sont parties avant 2009).

Quelques exemples d’entreprises grecques, petites et moyennes, qui luttent, et dont on ne parle jamais :

Dans le domaine des hautes technologies, la société EAV (HAI) participe à la construction du drone européen nEUROn (photo de gauche). Elle est responsable de la section arrière du fuselage, de la tuyère ainsi que de la fabrication du banc d’intégration.

La société informatique EXODUS SA installe des systèmes informatiques pour le CREDIT AGRICOLE français.

La société grecque Replicar Hellas construit des répliques de PORSCHE anciennes (photo de gauche).

Les gilets pare-balles de la société grecque ELMON vont équiper les Policiers strasbourgeois.

Dans le même registre la société Kostas Siamidis S.A. a remporté le concours de tenues spéciales en Gore-Tex de l’armée suédoise et exporte 60% de sa production.

ponyLa société NAMCO, qui construisait les voitures « PONY », peu chères et semblables à la CITROEN MEHARI, pense relancer une « PONY » nouvelle génération en 2014, pour permettre aux Grecs appauvris de s’équiper d’une voiture très bon marché (voir cet article en anglais : http://www.protothema.gr/news-in-english/article/?aid=160645).

Ces sociétés montrent que la voie à prendre est d’abord celle de l’investissement, de la « re-localisation » et de la relance de la production.

Certains Grecs tentent de mobiliser leurs compatriotes via Internet pour les pousser à acheter grec (produits fabriqués en Grèce dont le code barre commence par 520) et sauver leurs entreprises (alors que généralement, le consommateur grec souffre de ce qu’on appelle la « xénomanie »,  la manie d’acheter tout ce qui est étranger)

D’autres encore appellent à la délimitation de la zone économique exclusive grecque en mer Egée et en Méditerranée pour procéder sans tarder à l’exploitation d’hydrocarbures, en faisant fi de la position de la Turquie qui veut que la zone autour de Kastellorizo soit exclue de la ZEE grecque.

Ces ressources pourraient, si elles étaient utilisées avec intelligence, financer la croissance des entreprises grecques, via une politiques de commandes de l’état, tout en évitant les écueils du passé.

Mais les créanciers de la Grèce pourraient exiger d’utiliser ces ressources en guise de garantie; et l’affaiblissement de la marine grecque pour cause de crise, pourrait contraindre la Grèce à demander à d’autres pays de surveiller les forages. Tout cela risque de faire perdre au peuple grec le bénéfice de ces ressources, s’il ne trouve pas des dirigeants assez capables pour plaider sa cause avec fermeté.

Quant aux amis de la Grèce, il n’y a qu’une chose à faire : en plus d’acheter français, achetez grec, consommez grec, ou même allez en Grèce (ça ne flambe vraiment que dans l’hyper centre d’Athènes, il y a 15.000  kilomètres de côte, des centaines d’îles, la Grèce du nord moins connue – Pella, etc).

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