Bon voyage, Theo

Pour ceux qui n’aimaient pas ses films qu’ils trouvaient trop longs, Angelopoulos était ce que la Grèce est pour la zone euro, dans le monde de l’efficacité et de la vitesse: un emmerdeur.

Pour les autres c’était comme un peintre, tellement avide d’exprimer sa vision de l’homme et de la grécité, que la toile n’était pas assez grande, et les tubes de peinture pas assez remplis. Continue, petite Grèce, à nous donner de tels emmerdeurs.

Ses films sont autant des films que des pièces tragiques, des ballets et des rêveries.

Différent, et aussi exigeant envers lui-même qu’envers ses spectateurs.

En apprenant la nouvelle de sa mort, en me demandant ce qu’il avait pu ressentir au moment précis de son passage d’un monde à l’autre, j’ai ressenti que le temps s’était arrêté quelques instants, comme devant le train qui démarre dans « Eléni », comme ce que j’ai ressenti lorsque j’ai entendu pour la première fois, avant d’avoir vu le film, le titre du  » pas suspendu de la cigogne. »

Mort hier, le 24 janvier 2012. Cela fait justement une éternité et un jour.

Theo. Un Grec.

kalo taxidi, Theo.*

*Bon voyage, Theo

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Un commentaire pour Bon voyage, Theo

  1. CT dit :

    Bel éloge funèbre que nous devons être nombreux à partager.

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