Discours de résistance de l’Eglise de Grèce

Déclaration du Métropolite de Corinthe à  l’occasion de la célébration de la Pâque orthodoxe, après avoir fustigé le matérialisme et l’oubli des valeurs spirituelles et des valeurs de solidarité, autant d’éléments qui, selon lui, ont mené les Grecs à leur chute:

"Nous pouvons parfois nous repentir, nous pouvons parfois nous redresser, nous pouvons parfois montrer que nous sommes Grecs et chrétiens orthodoxes. Et quand nous montrons cela, alors nous n’avons peur de personne, quelque puissant qu’il puisse être, quelque soit l’argent qu’il puisse posséder, ou ramasser, quoiqu’il dise, quelles que soient ses menaces, nous ne craignons personne, (…) nous ne nous agenouillerons jamais devant celui qui veut nous détruire, gagner nos corps et nos esprits, quelles que soient ses ruses." Et de rappeler enfin, que jusqu’aux années de prospérité qui ont précédé la crise, la Grèce n’avait jamais été un pays riche, les Grecs se battant depuis toujours pour vivre dignement.

Avant d’aller plus loin, rappelons que l’Eglise réfute les critiques selon lesquelles elle ne paierait pas d’impôts (notre billet : L’Eglise de Grèce en a marre de tendre l’autre joue : oui, elle paie des impôts, et le fait enfin savoir! ).

Il faut noter qu’historiquement,  l’Eglise de Grèce, créée seulement en 1833,  se considère comme l’héritière des figures du clergé grec qui avaient soutenu la lutte des révoltés grecs contre l’Empire ottoman pendant la guerre d’indépendance grecque (1821-1829).

Elle se considère donc comme intimement liée au peuple grec.

Certains membres du clergé avaient même pris les armes contre l’Empire, comme le célèbre Grigorios Dikaios dit Papaflessas (ici représenté les armes à la main, en aube), mort au combat en 1825 contre Ibrahim Pacha, l’allié égyptien appelé à la rescousse par le Sultan turc pour mater la révolte grecque dans le Péloponnèse.

A l’inverse le Patriarcat grec orthodoxe de Constantinople, situé à Istanbul, souvent soumis ou otage du pouvoir turc, avait été contraint d’excommunier à plusieurs reprises les révoltés grecs et leurs chefs à la demande du Sultan turc (le Patriarche Grégoire V, auteur de la plus importante de ces excommunications, sera tout de même pendu par le Sultan).

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